Le regard de la jeunesse sur les réfugiés

Dans le cadre de son projet Erasmus +, le lycée Auguste Renoir à Asnière sur Seine ouvrait ses portes ce lundi à ses quatre autres partenaires européens : l’Italie, l’Allemagne, la Grèce, l’Espagne et la Lituanie. La thématique de ces deux années de rencontres porte sur les migrations en Europe. Une manière de sensibiliser les nouvelles générations.

 

La pièce des lycéens lance une critique aux décisions européennes prises sur la question des réfugiés.

Paris sonne comme la fin du beau parcours de ces jeunes lycéens. La France clôture le projet Erasmus+, « Migration Analysis Project ». Depuis deux ans, les lycéens français de premières et de terminales se sont rendus dans cinq autres pays. « C’est une belle expérience, c’est très enrichissant pour nous tous», explique Sarah, en terminale. La jeune fille a effectué un seul voyage et s’est rendue en Lituanie. Elle en a garde de très bons souvenirs. Les établissements vont passer une semaine au sein du lycée Auguste Renoir afin de mener à bien le projet et lancer leur exposition finale avec des productions réalisées par les élèves tout au long des six rencontres.

L’enjeu des rencontres

La thématique porte sur les migrations européennes et notamment celle qui touche l’Europe depuis 2015. « Nous avions décidé ensemble de la thématique avant la grande grande crise. C’est un concours de circonstances même si nous aurions aimé que cela ne se produise pas », ajoute le professeur d’anglais. Cette thématique permet de sensibiliser les générations de demain.

La pédagogie passe par le théâtre. Les élèves ont créé ensemble une pièce de théâtre où ils critiquent la politique européenne envers les réfugiés. Elle s’est effectuée en anglais avec des élèves des six pays. La représentation permet de prendre du recul par rapport à la situation. L’un des personnages à la table des représentants explique que lui même est issu de migrations. Il explique les raisons de sa fuite et les difficultés du voyage… Ce témoignage ressemble à celui de nombreux réfugiés.

Une rencontre intergénérationnelle

« Je suis arrivée à votre âge, à 18 ans en France, aujourd’hui je veux aider ces jeunes qui arrivent seul et sans repère », confie Abdallah Moubine représentant de l’association ATMF. Ce volontaire marocain consacre beaucoup de temps dans la cause des réfugiés. « On n’a pas d’argent, juste de la solidarité » sourit-il. Abdallah Moubine s’est entretenu l’après-midi avec les élèves du projet Erasmus + lors d’une table ronde (Si trouvait également Fadma Moumtaz pour le UNHCR, le proviseur du lycée du Pirée). Le volontaire estime qu’aujourd’hui ce sont les jeunes qui vont pouvoir faire quelque chose au sujet de l’avenir de la crise des réfugiés. A travers son témoignage, il permet de montrer que l’intégration est possible. Il en est la preuve. Un jeune soudanais l’accompagnait. Il venait témoigner de sa situation de réfugié. Il recommence à apprendre le français et souhaite trouver un emploi. Lequel ? Il n’est pas difficile, il veut s’occuper. De réels échanges s’effectuent entre lui et les élèves curieux d’apprendre davantage sur son parcours et ses choix d’exil. Avec cette rencontre ainsi que toutes celles qu’ils ont réalisées à travers les différentes étapes. Les lycéens peuvent enfin mettre des noms, des visages sur ces personnes qui ne sont pas seulement des réfugiés.

 

Ce dossier est une manière de rendre hommage à toutes mes rencontres, mais surtout de détruire les stéréotypes sur les réfugiés de la crise migratoire de 2010. Pendant des mois à Bremen, au Nord-Ouest de l’Allemagne, j’ai rencontré et essayé de comprendre au mieux la douleur de nos nouveaux voisins venus ici, non par choix mais par survie.

J’espère qu’après ces différentes productions, comme moi vous serez juste les regarder comme tout citoyen européen, comme tout citoyen du monde.

« Ici le vélo est roi » – Amsterdam // Avril 2016

Son port, ses maisons, ses ponts, ses tulipes, ses vélos, son fromage et son histoire. Il devient indispensable de passer par ce petit coin de paradis européen. Amsterdam

Si vous êtes plus chanceux que ses 800 000 habitants, vous découvrirez même peut-être le soleil qui vous réchauffera sur les terrasses des cafés. Sinon qu’importe allez vous perdre dans ses jardins ou à travers ses dizaines de ponts et confrontez vous à l’imposante présence de cyclistes.